Quatre chiffres à retenir cette semaine

Publié le 30/03/2025

4 min

Publié le 30/03/2025

Temps de lecture : 4 min 4 min

En 2024, la capacité mondiale de production d’énergie renouvelable a augmenté de 585 GW selon l’Irena, soit une hausse de plus de 15 %. Près de 53 % des Français ont le sentiment que l’inflation que connaît la France est liée à des problèmes d’énergie selon un sondage Ifop pour Hexagone. Les émissions de particules fines (PM2,5) « ont diminué de 20 % entre 2019 et 2024 » indique le Citepa. Le déficit public pour 2024 s’établit à 169,6 milliards d’euros, soit 5,8 % du produit intérieur brut, après 5,4 % en 2023 et 4,7 % en 2022 a annoncé l’Insee. Quatre chiffres à retenir sur la semaine écoulée.

Par Laura Icart

 

585 GW

À la fin de 2024, la capacité mondiale de production d’énergie renouvelable s’élevait à 4 448 gigawatts (GW), augmentant le stock d’énergie renouvelable de 585 GW. Près de 92,5 % de toutes les capacités de production d’énergie ajoutées l’année dernière « ont été produites par les énergies renouvelables » note l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (Irena) qui évoque un taux record de croissance annuelle de 15,1 %. L’énergie solaire et éolienne ont continué d’expanser le plus, représentant ensemble 96,6 % de toutes les nouvelles capacités renouvelables en 2024. Plus des trois quarts de l’expansion de la capacité ont concerné l’énergie solaire, qui a augmenté de 32,2 %, atteignant 1 865 GW, suivie de l’énergie éolienne, qui a augmenté de 11,1 %.

53 %

Plus de la moitié des Français interrogés ont le sentiment que l’inflation que connaît la France est liée à des problèmes d’énergie selon un sondage Ifop pour Hexagone. Qu’il s’agisse de leur facture d’électricité ou de gaz, la quasi-totalité des Français constate en février 2025 une hausse par rapport à l’année précédente : 83 % pour l’électricité et 84 % pour le gaz. Une facture d’énergie en hausse et des Français qui sont contraint de faire des choix. 68 % d’entre eux déclarent renoncer « souvent » ou « de temps en temps » à au moins un type d’achat et notamment de partir en vacances.

– 20 %

Les émissions de particules fines (PM2,5) « ont diminué de 20 % entre 2019 et 2024 » indique le Citepa dans une première estimation de son baromètre annuel pour l’année 2024. Une tendance baissière due à une réduction de la consommation, pour le chauffage résidentiel et tertiaire, de fioul (- 2 % de la vente de fioul domestique entre 2023 et 2024) et de gaz naturel (- 2 % de la consommation de gaz naturel dans le résidentiel et tertiaire entre 2023 et 2024). Des baisses liées principalement à la hausse des prix de l’énergie qui contraint les Français à faire plus attention à leur consommation d’énergie, les températures douces, mais aussi l’électrification des systèmes de chauffage, « en hausse de 5 % entre 2023 et 2024 de la consommation électrique intérieure » indique le Citepa ainsi que « le remplacement des appareils peu performants associés à l’usage croissant des granulés dans le chauffage domestique au bois et les rénovations thermiques des bâtiments ».

5,8 %

Le déficit public pour 2024 s’établit à 169,6 milliards d’euros, soit 5,8 % du produit intérieur brut, après 5,4 % en 2023 et 4,7 % en 2022 a annoncé l’Insee. Un léger mieux par rapport au 6 % prévu, « mais ce n’est toujours pas une bonne nouvelle » a souligné sur X le ministre de l’Économie, Éric Lombard. « Dans un moment où nous devons assurer notre souveraineté économique, énergétique ou stratégique, notre souveraineté financière doit être préservée. Notre objectif collectif, c’est d’inverser la tendance du déficit français dès cette année » a-t-il ajouté. Les recettes accélèrent en 2024 : elles sont en hausse de 3,1 % après + 2,2 % en 2023. Les impôts (avant déduction des crédits d’impôt) croissent faiblement avec une augmentation de 2 %, les recettes de TVA sont quasi stables en 2024 et les autres impôts sur les produits rebondissent (+ 5,2 %, soit + 5,8 milliards d’euros) après un repli en 2023 (- 6,1 %). « Les accises sur l’électricité et le gaz expliquent la majeure partie de cette augmentation (+ 4,3 milliards et + 1,4 milliard d’euros respectivement) » indique l’Insee.